Journée nationale du souvenir et de recueillement à la mémoire des victimes civiles
et militaires de la Guerre d’Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc

Allocution de M. le Maire
Aujourd’hui ensemble, nous nous retrouvons pour commémorer.
La loi du 6 décembre 2012 a institué le 19 mars comme la journée nationale du souvenir et de recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la Guerre d’Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc. Le 19 mars est le jour anniversaire du cessez-le-feu en Algérie. Cette journée permet de commémorer les accords d’Évian du 18 mars 1962, de rassembler et rendre hommage à toutes les victimes civiles ou militaires qui sont tombées durant la Guerre d’Algérie et les combats au Maroc et en Tunisie.
Afin de comprendre ce que cette date signifie voici quelques explications : Les accords d’Évian sont le résultat de négociations entre les représentants du Gouvernement de la République française et du Gouvernement provisoire de la République algérienne pour mettre fin à la guerre d’Algérie. Ces accords, secrètement négociés les semaines précédentes aux Rousses, près de la frontière suisse, sont signés le 18 mars 1962 à Évian-les-Bains et se traduisent par un cessez-le-feu applicable sur tout le territoire algérien dès le lendemain 19 mars à midi. Ils sont ratifiés, côté français, par le référendum du 8 avril 1962 organisé en France métropolitaine, donnant au gouvernement par 91 % des votes les pleins pouvoirs pour appliquer les accords, et côté algérien, par le référendum sur l’indépendance du 1er juillet 1962 acquise à 99,72 % des suffrages exprimés.
Ces accords mettent fin officiellement à 132 années de colonisation française et à sept années et cinq mois de guerre, ayant opposé environ 130 000 combattants algériens à 400 000 combattants français et ayant causé la mort de 250 000 à 400 000 Algériens selon et la mort de 28 500 soldats français, 30 000 à 90 000 harkis, 4 000 à 6 000 civils européens ainsi qu’environ 65 000 blessés.
La signature des accords d’Évian, marque le début du processus de sortie de guerre. Ces accords donnent le signal d’arrêt des hostilités entre les autorités officielles des deux pays : Ve République française et gouvernement provisoire algérien.
En ce jour, souvenons nous de tous ces hommes et femmes et rendons leur hommage.
Profitons pour avoir une pensée pour les conflits actuels. Que ce temps de recueillement puisse nous permettre de garder en mémoire les souffrances de la guerre et nous aide à réfléchir sur la nécessité de mettre fin à celles en cours, aujourd’hui, en 2026 !
Thierry Gouby
Maire de Marcilly le Châtel, le 19 mars 2026











